Spring Court, c'est l'histoire d'un tonnelier, Georges Grimmeisen qui, un peu par hasard, s'est retrouvé dans le métier de la chaussure. Réfugié à Paris suite à la guerre franco-allemande de 1870, son entreprise familiale se familiarisa aux propriétés du caoutchouc, utilisé pour les bouchons des tonneaux. Féru de tennis, il eût l'idée de créer une petite chaussure de toile légère, à la semelle en caoutchouc, idéale pour la pratique de ce sport sur terre battue. 1952 : Spring Court et ses quatre trous sur les côtés étaient nés.
Une fierté française
Rapidement, les tennismen se l’arrachent et troquent leurs espadrilles contre ces nouvelles tennis. Dans les années 1960, la Spring Court est utilisée comme «marqueur social» des classes les plus aisées et devient presque un enjeu social lors de mai 1968. La chaussure est également portée par quelques icônes rock’n’roll de grande ampleur comme John Lennon.
Reprise par la société Rautureau, la marque connaît depuis le début des années 1990 un réancrage «mode» : le modèle phare de la marque, la G2 conserve ainsi sa ligne originale mais se couvre tantôt de cuir, tantôt de velours, se pare d’imprimés ou de petites paillettes, sort en édition limitée... Pour ne pas sombrer face à la concurrence, la marque a du délocaliser et quitter à regret le territoire français pour s’établir en Thaïlande.